La nature s'est montrée généreuse
Lui donnant un physique agréable
Et bonne situation très rentable
Il avait vraiment une vie heureuse
Il collectionnait les aventures
Aucune femme ne lui résistait
Un sourire, un compliment, elles fondaient
Mais en aucune il ne voyait son futur
Vint ce jour d'aout, c'était l'été, le soir
Il marchait paisiblement prés de l'étang
Quand il vit piégé un crapaud gisant
Dans un nœud de fil il n'avait plus d'espoir
Chez lui l'emmena, le soigna patiemment
C'était l'enfance qui ressurgissait
Ses animaux qu'avec douceur il soignait
Prés du lit, le posa délicatement
Au réveil le crapaud avait disparu
Sur son lit un plateau de mille délices
Que tient une femme, belle ! s'en est supplice
Il rêve ! voilà l'épouse qu'il a tant voulue
Je ne suis ni crapaud, ni grenouille mais fée
D'une triste destinée tu m'as sauvé
Je dois, c'est notre loi te récompenser
Ton vœu le plus cher je peux réaliser
Sauf bonne épouse la vie m'a tout donné
Devient ma femme et récompensé, je serai
Une immortelle et un mortel, c'est interdit
C'est mon seul vœu, tu m'es redevable à vie
Quand tu changeras d'avis, fait moi signe
Voilà pourquoi je patauge sur cet étang
Prisonnier de mon superbe plumage blanc
Cette stupide sorcière m'a fait cygne
Tonyves
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La poésie comme clef des champs